Zecs Québec réplique aux propos de Ronald Desbiens

15 Juillet 2009 017

Communiqué

Zecs Québec, qui représente les 63 zecs de chasse et pêche du Québec, invite la zec des Martres et la Corporation du saumon de la rivière Malbaie au dialogue.

Le 8 août dernier, dans une entrevue sur les ondes de CIHO FM, le président de la Corporation du saumon de la rivière Malbaie, Ronald Desbiens, laisse entendre qu’une zec saumon va être mise sur pied, dès l’automne. Des discussions entre la Corporation et la MRC de Charlevoix-Est se seraient déroulées. Monsieur Desbiens insinue que la décision se prendra au bureau de madame Pauline Marois. 

Le nouveau projet empiète sur le territoire de la zec des Martres. Une situation dénoncée par la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs, Zecs Québec. « C’est un dossier qui commence à nous horripiler », reproche Mathias Dufour, président de Zecs Québec, en entrevue à CIHO FM, le 19 août. « On discrédite la gestion de la zec des Martres. Elle est pourtant restée très ouverte à des négociations. Tout le monde veut la pêche au saumon dans ce secteur », souligne M. Dufour. « On a simplement peur de se faire passer la zec saumon dans la gorge. C’est une façon de faire de la politique qui a fait son temps ! ».

Bien que Zecs Québec soit responsable des zecs de chasse et pêche, il n’en reste pas moins qu’elle a eu certaines expériences avec des zecs saumon. « La rentabilité des zecs saumon n’est pas toujours au rendez-vous », met en garde Marthias Dufour.

Certaines rivières ont dû fusionner avec des zecs de chasse et pêche, faute de rendement. C’est le cas, notamment, de la zec Trinité et de la rivière du même nom, de la zec Cap-Chat et de la rivière Cap-Chat, de la zec de Forestville et de la rivière Laval. Toutes ont dû unir leurs activités respectives afin de parvenir à l’autofinancement des opérations. Le président questionne la viabilité du projet et les bénéfices annoncés par la Corporation.

Zecs Québec appelle les deux parties à la discussion. Elle est d’avis que des solutions peuvent être trouvées et satisfaire les besoins de chacun. Zecs Québec demande également à la première ministre de transférer le dossier au secteur faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs qui, on le sait, a des propositions à mettre sur table.

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Source :
Audrey Painchaud
Coordonnatrice aux communications – Zecs Québec
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audrey.painchaud@reseauzec.com