Une voix féminine assurera la présidence de la zec d’Iberville

Julie Brisson Iberville

Mme Julie Brisson vient d’être élue présidente de la zec d’Iberville, située sur la Côte-Nord. « Ça fait longtemps que j’y pensais et l’occasion s’est présentée. Il y a eu plusieurs démissions sur le CA de la zec et c’est à ce moment-là que je me suis lancée », déclare d’un seul souffle la nouvelle présidente.

Elle appréhendait un peu sa première réunion avec le CA de l’organisme. « Vous savez la chasse et la pêche, c’est beaucoup une affaire de gars ». Mais, après avoir expliqué sa vision aux membres du CA, elle a découvert chez ses nouveaux collègues une belle ouverture.

Le premier objectif que s'est donné la nouvelle présidente est de développer un sentiment d’appartenance et de fierté chez les membres et les utilisateurs de la zec. « Il faut qu’on ait tous à cœur notre coin de forêt, explique Mme Julie Brisson. Ce n’est pas en chialant ou en critiquant que l’on fera avancer les choses, mais plutôt en discutant et en apportant de nouvelles idées ».

La nouvelle présidente représentera aussi la zec d’Iberville lors des rencontres du Regroupement des gestionnaires de zecs de la Côte-Nord. Mme Julie Tremblay, coordonnatrice du Regroupement, croit que l’élection de Mme Brisson est un plus pour la zec. « La zec va grandement bénéficier de son expérience en administration et de sa rigueur. Il y a beaucoup travail sur la zec et elle n’a pas peur des défis ».

La Côte-Nord est la première région du Québec où deux zecs sont présidées par des femmes au même moment. Mme Josée St-Pierre tient la présidence de la zec Matimek depuis huit ans. « Je suis très enthousiaste, déclare-t-elle. Cette élection donnera un nouveau souffle à la Côte-Nord, une autre vision de la faune et une nouvelle énergie pour aller de l’avant ».

Mme St-Pierre ajoute que l’élection de Mme Brisson est aussi un signe de la présence d’une relève féminine en chasse et pêche sur la Côte-Nord. « En ayant des femmes dans des postes clés des zecs, ça amènera certainement d’autres femmes à s’impliquer et pratiquer des activités de chasse et pêche ».

Par Audrey Painchaud