Mission accomplie pour la zec de la Rivière-Blanche

Photo 3   Rivière Blanche

M. Gaétan Hamel, vice-président de la zec de la Rivière-Blanche, est satisfait du travail accompli dans la zec. La firme-conseil en aménagement faunique, Multi-Faune, a accompli avec brio sa mission. Elle a réussi à rétablir la biodiversité d’origine de cinq lacs.

La zec a en effet été victime d’une introduction par l’homme de meuniers noirs et de mulets à cornes, deux espèces de poissons appâts. Ces derniers sont des poissons intrus et néfastes pour les systèmes aquatiques de la zec. Ils se sont si bien adaptés qu’ils en ont élu domicile et rivalisent avec l’omble de fontaine, une espèce indigène. Une truite qui fait le bonheur des pêcheurs de la zec.

La firme a effectué un traitement à la roténone sur les lacs Bert, de la Palme, Lastre, Zigzag et à Deux, une opération qui s’est déroulée à l’été et à l’automne 2012. Cette méthode a fait ses preuves, depuis plusieurs années, dans les zecs de la région de la Mauricie. 

Cet été, la firme est allée vérifier l’effectivité du traitement. L’équipe de Multi-Faune a sillonné le territoire afin d’y réaliser une pêche. Elle y a posé ses filets et pièges sur une soixantaine d’hectares de lacs, pendant plusieurs nuits. Aucun poisson intrus n’a été trouvé. La réintroduction de la truite mouchetée se fera au courant du mois de septembre. Photo 5   Rivière Blanche

Gaétan Hamel est très enthousiaste des résultats jusqu’à présent. D’autant plus que la zec a rouvert le lac Swayne cet été, lui qui a subi le même traitement. « Une pêche miraculeuse! », s’exclame M. Hamel. « En une journée, le lac avait atteint le quota qu’on lui avait fixé : 760 truites mouchetées! » Des pêcheurs aguerris autant que des amateurs ont pu ramener à bord de leur chaloupe des truites d’une moyenne de 176 grammes. « Les truites n’ont plus la compétition qu’elles avaient pour la nourriture », explique M. Hamel.

Convaincu, Gaétan Hamel veut poursuivre l’aventure dans la zec de la Rivière-Blanche. Huit lacs ont subi le traitement depuis 2009. La réputation du traitement n’est plus à faire au sein du conseil d’administration. D’autres projets sont dans l’air. Gaétan Hamel regarde pour 2015. Le nerf de la guerre : le financement. Au total, c’est un projet dont l’investissement avoisine les 100 000 $. Avec le retrait de ce genre de projet du programme volet II, émis par le ministère des Ressources naturelles, la tâche ne sera pas facile. Gaétan Hamel reste pourtant optimiste : « Nous continuons à ouvrir nos yeux et nos oreilles. »

En attendant, la sensibilisation des pêcheurs est de mise. Des dépliants sont émis par la zec pour mettre en garde les pêcheurs contre l’introduction d’espèces de poissons nuisibles. Toutefois, c’est avec le bouche-à-oreille que Gaétan Hamel croit avoir plus de succès. « Ce sont des projets d’envergure et je crois que les gens sont plus conscientisés au
phénomène ».

Photo 7   Rivière BlancheCe traitement a été rendu possible grâce à la collaboration de la zec de la Rivière-Blanche, la Fondation de la faune du Québec, la Fondation Guy Chevrette, la CRÉ de la Capitale-Nationale et du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs ainsi que le ministère des Ressources naturelles.

Par Audrey Painchaud